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Nutrition, une volonté publique et privée

La nutrition est une priorité de santé publique. Le fléau de l’obésité gagne partout du terrain… La France n’est pas épargnée mais est néanmoins le pays européen où ce phénomène se développe plus lentement. Avec les Pays-Bas et la Suède, la France est en effet le pays où la prévalence de l’obésité infantile est la moins importante. Plusieurs facteurs y concourent, les habitudes alimentaires, les nombreuses campagnes de sensibilisation, la composition des produits…

Information et éducation du consommateur

Les entreprises s’efforcent de plus en plus à donner la composition nutritionnelle des aliments via un étiquetage volontaire avec des points de repères (par portion d’aliment et en pourcentage des apports journaliers recommandés).

L’exemple de la 1ère charte d’engagement nutritionnel

Une entreprise intervenant sur le marché des matières grasses végétales a signé avec l’Etat et s’engage d’ici 2009 pour 2/3 de sa production à réduire de 10% les teneurs en lipides totaux et de 5% en acides gras saturé, et à maintenir pour tous les nouveaux produits la richesse en acides gras oméga 3.

Des pouvoirs publics investis

Grâce à la forte mobilisation des pouvoirs publics, la France s’est dotée en 2001 d’un Programme national nutrition santé (PNNS) qui a pour objectif général d’améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs qu’est la nutrition. Un plan d’action complet : prise en charge de l’obésité, ciblage spécifique des populations défavorisées, promotion des bons comportements alimentaires ainsi que des modes de vie équilibrés et sains.
A travers la mobilisation de tous les acteurs, professionnels de santé bien sûr, mais aussi acteurs économiques de l’alimentaire, acteurs associatifs et collectivités locales, la France est ainsi le premier pays européen à avoir eu une telle stratégie d’ensemble.

Des entreprises engagées

Conscientes de la progression de l’obésité et soucieuses de la santé des consommateurs, les entreprises agroalimentaires sont de véritables acteurs de cette nouvelle lutte. Leurs actions pour l'amélioration de l'offre alimentaire sont formalisées par des engagements officiels et évalués par un Observatoire National de la Qualité de l'offre alimentaire (OQALI) : il s’agit de chartes d'engagements de progrès nutritionnel signés avec l’Etat. Par cette démarche volontaire, elles se fixent des objectifs précis, chiffrés, datés et contrôlables, visant notamment la réduction des apports en sel, glucides simples, lipides totaux, acides gras saturés, ou l'augmentation de la consommation de glucides complexes et fibres, de fruits et de légumes.
Ces démarches de progrès menées de concert entre l’Etat et les industries agroalimentaires ont pour but de favoriser des comportements alimentaires plus sains, et de réduire la progression de l’obésité et des maladies associées. En 2006, la France comptait moins de 13% d’adultes obèses (IMC>30) tandis que les Etats-Unis dépassaient la barre des 30%… Le modèle alimentaire français, avec ses trois repas réguliers quotidiens, contribue très certainement aussi à ce résultat.

Sources : Roche/TNS Sofres, US Centers for Disease Control and Prevention

Pour en savoir plus :

Le Ministère de l’agriculture et de la pêche http://agriculture.gouv.fr/sections/thematiques/alimentation/alimentation-nutrition
L’Institut français pour la nutrition www.ifn.asso.fr
Les industries alimentaires françaises et la nutrition www.ania.net/fr/dossiers/qualite-nutrition/nutrition.htm
Fruits, légumes & société www.interfel.com/fr/fruitlegumessoc