La vodka française : une eau-de-vie élégante

01-07-2016 vodka
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La filière gagne chaque année de nombreuses parts de marché à l’étranger grâce à son savoir-faire et sa singularité.

161 millions de litres ont été expédiés dans le monde en 2014.

La vodka française s’inscrit dans un contexte global florissant. En 2015, les exportations vins et spiritueux « made in France » ont représenté un chiffre d’affaires de 11,7 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS). La progression affichée de 8,7 % permet au secteur de décrocher ce record historique. Avec un solde commercial positif de 10,4 milliards d’euros, les vins et spiritueux retrouvent ainsi leur rang de deuxième excédent commercial français derrière l’aéronautique.

La vodka participe à cet excédent commercial. De jeunes marques françaises comme Grey Goose, la pionnière, Cîroc son challenger, Eristoff ou Pyla se sont hissées parmi les meilleures ventes de la boisson la plus consommée au monde. Elles ont notamment su s’imposer sur le marché américain, très friand de la vodka française. « L’origine France témoigne du savoir-faire de notre pays dans le domaine du spiritueux. », introduit Vincent Badreau, responsable commercial et marketing pour la vodka Pyla. « On sait faire d’excellents vins et eaux de vie depuis des années, d’excellents spiritueux comme le cognac, l’armagnac, etc, dont les consommateurs américains sont demandeurs. Ce savoir-faire a rassuré quand la vodka française est arrivée sur ce territoire. ». Il en est de même en Chine et sur les autres pays conquis par l’alcool blanc made in France. « On arrive à faire des vodkas haut de gamme, assez douces, assez fines, pas trop brûlantes. On va choisir des céréales un peu plus nobles comme le blé. », explique Vincent Badreau. La vodka Pyla s’inscrit dans cette démarche et profite aussi de l’influence de Valdronne, sa société mère, spécialisée dans la création et le lancement de marques premium de spiritueux.

 

Fiche d’identité de la vodka française

Une bonne partie de la vodka française est produite à Cognac. C’est le cas pour Grey Goose, la marque la plus connue et Cîroc. Eristoff est fabriquée et embouteillée à Beaucaire (Gard). Pyla l’est à Bordeaux. La vodka française est majoritairement destinée à une cible de jeunes jet-setters, du moins pour la marque la plus connue. Grey Goose a ouvert la voie il y a dix-huit ans. Sidney Frank, un homme d’affaires américain imagine alors de lancer une version premium de l’alcool blanc et de lui donner un accent français. Il s’entoure du savoir-faire de Cognaçais. Le succès est immédiat, avec 30.000 caisses expédiées dès la deuxième année d’existence.

Dans la foulée du succès commercial à l’export de Grey Goose, Cîroc est créée. Pour se différencier, la nouvelle marque de vodka française tente une nouvelle approche. Ce sera la première vodka au monde à base de raisin, ce qui lui donne un petit goût fruité très apprécié.

Pyla, la vodka des dunes

 Aujourd’hui, il existe une trentaine de marques de vodkas françaises. Parmi elles, Pyla a trouvé sa place sur un marché ultra-concurrentiel. Elle est issue du blé français, de qualité sans gluten pour enlever un peu l’amertume. Voilà l’identité de cette vodka qui porte le nom de cette dune bien connue des locaux, mais aussi des touristes. « On a une démarche honnête et sincère. On mise sur l’origine Bordeaux, le fait qu’on ne soit pas loin de la Charente, appréciée par rapport à l’appellation Cognac. Mais surtout ce qui donne le nom à notre vodka, c’est parce qu’elle est filtrée avec du sable de la dune du Pyla. On a un ancrage géographique français et régional. », précise Vincent Badreau, le responsable marketing et commercial, d’une marque qui trouve sa place parmi les grands. En France, ce ne sont pas moins de 20 000 bouteilles qui ont été vendues l’an dernier.

Crédits: Vodka Pyla

Crédits: Vodka Pyla

Plusieurs milliers ont aussi été expédiées à l’international. « On commence à être approchés par des marchés géographiquement différents. Nous sommes présents de manière aléatoire en Europe. La Belgique, le Luxembourg, et l’Allemagne principalement. Par ailleurs, on a commencé des aventures au Cambodge, car c’est un peuple qui aime bien la vodka, mais aussi au Kazakhstan et même en Irak. Enfin, nous sommes présents en  Australie. C’est un marché qui ressemble aux Etats-Unis. », explique Vincent Badreau.

 

La vodka Pyla a une cible élargie, plutôt premium, qui aime consommer son alcool de différentes manières. Elle peut être consommée en cocktail ou en digestif ou encore dans des associations avec des mets, comme du poisson ou du caviar.  « C’est une vodka élégante et gustative ». Une vodka qui a de l’avenir, comme toutes celles qui se sont lancées dans l’aventure de l’export.